Une équipe de chercheurs français dirigée par le Dr Patrick Melhen (Centre de Recherche en Cancérologie de Lyon) a découvert le rôle d’un gène impliqué dans le développement des cancers colorectaux : le gène DCC. Lorsque ce gène est fonctionnel, il nous protège de ces cancers en induisant la mort des cellules anormales qui pourraient apparaître. Mais lorsqu’il ne fonctionne plus, les cellules anormales peuvent se multiplier et conduire à la formation d’une tumeur maligne.
Le gène DCC conduit à la synthèse d’une protéine appartenant à la famille des « récepteurs à dépendance ». Ces récepteurs font partie intégrante d’un dispositif de sécurité permettant à l’organisme de se débarrasser des cellules devenues potentiellement dangereuses : en cas de problème, ils déclenchent la mort des cellules anormales.
Hélas, le gène DCC ne fonctionne plus dans la majorité des cancers du côlon. Une thérapie ciblée permettant de réactiver le système pourrait constituer une nouvelle forme de traitement de ces cancers.
L’équipe française a d’ores et déjà développé plusieurs molécules de ce type, efficaces dans des modèles d’étude précliniques. « Nous espérons être capables de tester ces candidats médicaments en essai clinique chez l’homme d’ici trois ans » a déclaré Patrick Melhen.
L’ARC a financé à de nombreuses reprises les travaux du chercheur et de ses collaborateurs sur les récepteurs à dépendance et leur implication dans le développement des cancers.
M. Castets et coll., « Nature » du 11 décembre 2011
Dernière mise à jour : 09-01-2012