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Radiothérapie de la tête et du cou : prévenir l’effet « bouche sèche » grâce à l’acuponcture

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L’acuponcture semble réduire la fréquence et l’intensité de la sécheresse buccale fréquemment associée à la radiothérapie des tumeurs de la tête et du cou.

Si la radiothérapie est une stratégie efficace dans la prise en charge de nombreux cancers touchant la région de la tête et du cou, ce traitement entraîne chez de très nombreux patients un effet secondaire pénible à vivre : une sécheresse buccale très importante qui altère les facultés à s’alimenter, à parler, à dormir… La diminution du flux de salive induit par la radiothérapie peut en outre conduire au développement de troubles dentaires et parodontaux ainsi qu’à l’apparition de lésions au niveau de la muqueuse buccale. Certes, des solutions existent pour aider les patients à surmonter ces désagréments. Cependant, la découverte de méthodes permettant de prévenir leur survenue constituerait une avancée majeure.

Dans cet objectif, des chercheurs de l’université du Texas et de l’université de Shanghai ont  conduit un petit essai clinique visant à tester l’efficacité de l’acuponcture. Les résultats obtenus sont très encourageants.

Près de 90 patients atteints de carcinomes du nasopharynx ont participé à l’étude. La moitié a bénéficié de trois séances d’acuponcture par semaine tout au long de leur radiothérapie. L’autre moitié (groupe témoin) n’a pas bénéficié de ces séances. L’étude a montré que l’acuponcture réduit significativement la fréquence et la durée de l’effet bouche sèche : un mois après la fin de la radiothérapie, 86 % des patients du groupe témoin souffraient de cet effet secondaire, contre seulement 54 % des patients qui avaient bénéficié de l’acuponcture. Au bout de six mois, les patients témoins étaient encore 64 % à être gênés, contre seulement 24 % de ceux traités par acuponcture.

E. B.

Z. Meng et coll. « Cancer », édition en ligne du 9 novembre 2011

Dernière mise à jour : 23-11-2011

 

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