Suite à la diffusion d’informations suggérant que l’exposition aux UV pourrait protéger contre certains cancers non cutanés, via la production de vitamine D, la Direction générale de la santé a demandé à l’Institut national du cancer (INCa) de faire un point sur les connaissances scientifiques relatives à ce sujet.
Ce travail indique que l’hypothèse selon laquelle les rayonnements UV réduiraient le risque de cancers du sein, de la prostate ou du côlon ne repose que sur des études « de faible niveau de preuve ». De plus, la relation entre la production de vitamine D et l’apparition de cancers reste à éclaircir. Les résultats sont en effet contradictoires en fonction du cancer considéré : la vitamine D semble par exemple diminuer le risque de cancer colorectal mais augmenter celui de cancer du pancréas.
Le rapport produit par l’INCa rappelle qu’exposer son visage et ses avant-bras à la lumière du soleil pendant 5 à 10 minutes, 2 à 3 fois par semaine, suffit pour produire la quantité de vitamine D nécessaire à notre organisme. Pour les personnes présentant un risque de carence particulier comme les nouveau-nés, les enfants, les personnes âgées ou encore les femmes enceintes, une supplémentation orale est recommandée.
L’INCa rappelle aussi que « la pratique du bronzage par UV artificiels est fortement déconseillée, qu’elle ne peut faire référence à un quelconque bénéfice pour la santé et que les dispositions règlementaires françaises ne permettent pas d’éliminer le risque de cancer associé à cette pratique ». Le rayonnement émis par les installations de bronzage artificiel a été classé dans la catégorie des « cancérogènes certains pour l’homme » par le Centre international de recherche sur le cancer en 2009.
Dernière mise à jour : 04-05-2012