En étudiant les cellules de cancers de l’ovaire, Fatima Machta-Grigoriou et ses collègues de l’institut Curie ont découvert des molécules dont le dosage semble permettre de prédire comment la maladie évoluera. Les travaux des chercheurs ont en effet conduit à l’identification de deux signatures moléculaires : les tumeurs portant la première de ces signatures ont tendance à croître rapidement. Elles sont donc agressives. Néanmoins, elles sont plus sensibles que les autres à certaines chimiothérapies, notamment à celles reposant sur l’administration de paclitaxel ou de médicaments apparentés.
Les cellules tumorales portant la seconde des deux signatures ont quant à elles tendance à migrer hors de la tumeur primaire. Cette signature est donc associée à un risque important de métastase.
Les chercheurs travaillent désormais à la mise au point d’un test simple à réaliser, permettant de rechercher l’une et l’autre de ces signatures moléculaires à partir d’échantillons de tumeur. Ce test pourrait être utilisé lors des diagnostics de cancers de l’ovaire, de manière à ce que les médecins puissent adapter au mieux la stratégie thérapeutique à mettre en œuvre, en fonction des caractéristiques de la tumeur à traiter.
B. Mateescu et coll. « Nature Medicine », édition en ligne du 20 novembre 201
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Dernière mise à jour : 28-11-2011