Des chercheurs belges ont réalisé une découverte inattendue : certains médicaments déjà utilisés pour leur capacité à empêcher l’approvisionnement des tumeurs en oxygène et en nutriment, auraient en outre la capacité de bloquer la multiplication des cellules souches tumorales à l’origine des cancers de la peau.
Les médicaments dont il est question, des « anti-angiogéniques », agissent en bloquant l’interaction entre un facteur de croissance nommé VEGF et son récepteur (VEGFR). Ce blocage a pour effet d’inhiber la formation de nouveaux vaisseaux sanguins dans le voisinage des tumeurs.
L’équipe belge a découvert que l’activité du récepteur au VEGF est également nécessaire à la multiplication des cellules souches de cancer de la peau : lorsque ce récepteur est absent ou lorsqu’il est bloqué par un médicament anti-angiogénique, les cellules souches cessent de se diviser. En conséquence, la tumeur cesse de grossir.
Ces observations restent à confirmer. Toutefois, elles ouvrent la voie vers de nouvelles pistes de recherche visant à évaluer l’efficacité et la sécurité de l’utilisation des anti-angiogéniques dans le traitement des cancers de la peau.
B. Beck, « Nature », édition en ligne avancée du 20 octobre 2011
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Dernière mise à jour : 10-11-2011