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Diagnostiquer un cancer du pancréas

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Le scanner et l’imagerie par résonance magnétique (IRM) sont des examensincontournables pour réaliser un bilan de la maladie. Néanmoins, la biopsie est le seul examen qui confirme ou non la nature cancéreuse de la lésion.

Les examens de diagnostic

• Le scanner

Le scanner (ou IRM) peut faciliter le diagnostic de cancer du pancréas. Cet examen apporte des informations sur la taille de la tumeur, sa localisation précise et son environnement. Grâce à lui, il est souvent possible de définir d’emblée si une tumeur est opérable ou non. Cet examen permet en outre de visualiser la totalité des organes du patient et apporte donc des données utiles au bilan d’extension de la maladie.

En pratique, l’examen dure une vingtaine de minutes. Un produit de contraste est injecté dans une veine du patient qui est allongé sur une table. Cette table va ensuite circuler au milieu d’un grand anneau qui émet des rayons X.

• L’écho-endoscopie

Cet examen associe échographie et endoscopie. Il est réalisé sous anesthésie générale et dure entre 20 et 60 minutes. En pratique, un endoscope (fibre optique souple) et une sonde d’échographie sont introduits dans l’intestin du patient, en passant par sa bouche. L’examen démarre lorsque les deux appareils se trouvent à proximité du pancréas. Il permet de repérer et d’analyser les petites anomalies présentes au niveau de l’organe. Il permet aussi de visualiser l’environnement du pancréas et notamment de rechercher une extension de la tumeur aux tissus voisins. L’écho-endoscopie n’est pas utilisée  en première intention pour établir un diagnostic, mais elle est utile pour prélever des échantillons de l’anomalie (biopsie, voir page suivante). Seule l’analyse microscopique de ces prélèvements permet de poser avec certitude le diagnostic de tumeur pancréatique.

• La cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique (CPRE)

Cet examen est peu utilisé pour le diagnostic mais il est utile pour faciliter l’évacuation de la bile et des enzymes pancréatiques lorsque la tumeur bloque leur circulation. L’examen est réalisé sous anesthésie générale. Comme dans le cadre d’une écho-endoscopie, il consiste à introduire un endoscope dans le tube digestif, jusqu’au duodénum. Une fois que les canaux biliaires et pancréatiques provenant du pancréas sont repérés, l’examen local peut commencer. Il permet de visualiser la compression des canaux par la tumeur. Le chirurgien peut alors mettre en place une petite prothèse qui maintient les canaux ouverts, rétablissant ainsi leur drainage. Lorsque c’est nécessaire, l’examen est couplé à la biopsie c’est-à-dire au prélèvement d’échantillons de la tumeur pour en vérifier la nature maligne.

• La biopsie

La biopsie consiste à analyser au microscope la nature des cellules qui composent la tumeur. Elle est réalisée à partir de l’échantillon prélevé par écho-endoscopie ou par CPRE (voir page 11). Elle permet à la fois de confirmer ou non le diagnostic de cancer et de déterminer la nature exacte de la tumeur. En pratique, la biopsie n’est pas nécessaire lorsqu’il existe une forte probabilité que la tumeur soit cancéreuse et qu’elle peut être retirée lors d’une opération chirurgicale. Dans ce cas, l’anomalie est retirée puis rapidement analysée. En revanche, s’il existe des doutes sur sa nature, les médecins privilégient la biopsie avant tout geste chirurgical.

Dans d’autres cas, la chirurgie n’est pas envisageable, par exemple lorsque la tumeur est trop volumineuse ou qu’elle touche un organe et/ou des vaisseaux rendant l’opération trop dangereuse. Dans ce cas, une biopsie doit être réalisée pour orienter le traitement.

Le bilan

Avant d’envisager un traitement, l’équipe médicale doit dresser un bilan de la maladie. Grâce à lui, la taille et la localisation précise de la tumeur et l’atteinte éventuelle d’autres organes sont établies. L’ensemble de ces données permet de préciser si la maladie est précoce, avancée ou si elle s’est déjà disséminée à d’autres organes (métastases). La majeure partie de ce bilan est obtenue par les techniques d’imagerie utilisées dans le cadre du diagnostic.

Un bilan sanguin y est généralement associé : il permet de repérer des anomalies biologiques et de doser certains marqueurs, comme la protéine CA 19-9. Plusieurs maladies bénignes ou malignes comme le cancer du pancréas peuvent augmenter la concentration sanguine en CA 19-9. Si cette protéine n’est pas suffisamment spécifique pour servir au diagnostic de cancer pancréatique, elle peut être utilisée comme marqueur indirect de l’évolution de la maladie.

Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Philippe Ruszniewski, chef du service de Gastroentérologie Pancréatologie de l’Hôpital Beaujon (Clichy).

Crédit photo : Airelle-Joubert / PHANIE : cette image obtenue après un examen par scanner met en évidence le cancer du pancréas (les taches vertes) d'un patient.

Dernière mise à jour : 21-03-2011

 

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Les cancers du pancréas

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