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Diagnostiquer un cancer de la prostate

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L’évaluation du stade

Suite à la biopsie, le score de Gleason est déterminé. Il s’agit d’un indice pronostique utilisé pour définir l’agressivité de la tumeur. Ce score est donné suite à l’observation de l’échantillon du tissu prélevé. Il peut  varier de 2, pour les formes les moins agressives, à 10, pour les formes les plus agressives. Plus le score de Gleason est bas, moins le cancer est agressif, et inversement.

Les examens de diagnostic

Il est possible de réaliser de nombreux examens de diagnostic pour compléter les informations obtenues à la suite du toucher rectal et du dosage du taux de PSA. Les examens susceptibles d’être pratiqués sont l’échographie endorectale, la tomodensitométrie, l’imagerie par résonance magnétique et/ou la scintigraphie osseuse.

L’échographie endorectale

Il s’agit d’une technique qui permet de visualiser la prostate grâce à des ultrasons. Elle peut également s’utiliser pour diriger les gestes du praticien lors de la biopsie. Au cours de cet examen, une sonde munie d’un émetteur d’ultrasons est introduite dans le rectum du patient. La sonde restitue des coupes de la prostate permettant l’étude du volume et de la morphologie de la glande. Les images obtenues sont de très bonne qualité car la prostate n’est séparée de la sonde que par la paroi du rectum. En raison de sa simplicité et de son innocuité, l’échographie ne nécessite ni hospitalisation, ni anesthésie générale. Une anesthésie locale suffit. Le patient doit se présenter à l’examen vessie pleine et en ayant subi au préalable un lavement évacuateur du rectum.

La tomodensitométrie ou scanner

Cet examen radiologique utilise le tomodensidomètre, ou scanner à rayons X, et permet d’obtenir des coupes très fines de la prostate et des organes voisins sous forme d’images numériques. La technique consiste à mesurer les différences d’absorption d’un étroit faisceau de rayons X par les divers tissus qu’il traverse au moyen de détecteurs placés dans l’appareil. Le faisceau de rayons X est mobile et tourne autour du corps dans un même plan. Un ordinateur recueille point par point les informations obtenues, les transcrit sous forme d’images et restitue une coupe anatomique sur un écran. Un produit de contraste iodé est souvent nécessaire pour mieux visualiser les organes. Ce produit est soit injecté dans une veine du pli du coude par un fin cathéter, soit avalé. Le patient doit être à jeun et n’avoir ni bu, ni fumé depuis au moins six heures. Il peut ressentir une impression de chaleur lors de l’injection du produit de contraste. La tomodensitométrie est utilisée pour détecter l’extension du cancer aux ganglions ou à d’autres organes. Elle n’est pas réalisée systématiquement.

L’imagerie par résonance magnétique

L’IRM est une technique d’investigation très performante, parfaitement indolore et sans danger, qui permet d’obtenir des coupes anatomiques de la prostate dans les trois plans de l’espace. Contrairement au scanner qui utilise des rayons X, le principe de l’IRM repose sur l’utilisation d’un champ magnétique. Ce dernier est créé par un aimant géant en forme de tunnel au sein duquel le patient est placé. L’application de cette aimantation au corps humain a pour effet de perturber l’équilibre de certains éléments constitutifs du corps. À l’arrêt de l’aimantation, ces éléments reviennent à leur position d’équilibre en émettant une onde magnétique qui est enregistrée grâce à un récepteur. Un système informatique permet de transformer l’i­mage magnétique en image optique analysable par le radiologue. Dans le cancer de la prostate, il est possible d’introduire une sonde dans le rectum du patient afin de pratiquer une IRM dite endorectale. Ce genre d’IRM permet d’obtenir des images plus précises du contour de la prostate. Elle peut ainsi aider à déceler une extension extra-prostatique du cancer qui ne peut être détectée par une autre méthode. Cet examen n'est pas réalisé systématiquement.

La scintigraphie osseuse

Une scintigraphie osseuse met en évidence la présence de cellules tumorales ayant migré de la prostate vers l’os. Le principe de cette méthode consiste à injecter au patient, par voie intraveineuse, une substance radioactive présentant une affinité particulière pour l’os. Une caméra spéciale enre­gistre ensuite le rayonnement émis par l’os. L’image de la région explorée est alors visualisée sur l’écran d’un ordinateur. La présence de métastases se traduit par des zones d’hyperfixation, où le produit injecté s’accumule en raison de l’intense activité des cellules. La dose radioactive administrée lors de la séance est toujours minime et adaptée à chaque patient. Il s’agit donc d’un examen sans danger pour lequel il n’est pas nécessaire d’être à jeun. La scintigraphie osseuse n’est pas réa­lisée systématiquement.

Outre les méthodes de dépistage citées précédemment (toucher rectal, dosage du PSA, biopsie), les examens de diagnostic (échographie, tomodensitométrie, IRM, scintigraphie) couplés à l’évaluation du stade de la tumeur (score de Gleason) permettent de déterminer s’il s’agit d’un cancer uniquement localisé au sein de la prostate ou ayant gagné les organes voisins, c'est-à-dire métastasé. De là, le choix du traitement pourra être adapté à la nature du cancer.

Dossier réalisé avec le concours du Pr Jacques Irani, médecin au service d’urologie du CHU de Poitiers. 

Dernière mise à jour : 08-02-2011

 

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Le cancer de la prostate

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