Garder le moralAprès le choc lié à l’annonce de la maladie, le patient doit progressivement s’impliquer dans sa prise en charge. Acteur de sa maladie, il ne perd pas pied et évite les fortes baisses de moral, voire de sombrer dans un épisode dépressif. Le soutien de ses proches, l’écoute et l’empathie du personnel soignant sont essentiels à cette démarche. Ces échanges facilitent l’acceptation de la maladie et, à terme, l’efficacité des traitements. Par ailleurs, le patient peut recourir à une écoute ou à une aide psychologique : au sein des services médicaux, un spécialiste, psychologue ou psycho-oncologue, est généralement disponible pour écouter et échanger. Dans le cas contraire, il ne faut pas hésiter à demander une telle orientation à son médecin. Les associations de patients sont aussi très actives dans ce domaine. Il existe des permanences téléphoniques et des groupes d’échange permettant aux patients ou aux proches de dialoguer avec des personnes touchées directement ou indirectement par le cancer.
Les douleurs abdominales sont assez fréquentes au cours de la maladie. L’équipe médicale propose un traitement antalgique adapté : souvent, le recours à des médicaments de la famille de la morphine est nécessaire. Dans certains cas, l’administration de médicaments antidouleur est réalisée localement lors d’une intervention chirurgicale.
Suite à l’ablation chirurgicale de la tumeur, d’autres inconvénients peuvent apparaître : les premiers sont les troubles digestifs et métaboliques. Après la chirurgie, il est en effet possible que le pancréas restant ne soit plus suffisamment efficace pour remplir ses fonctions habituelles :
Certaines conséquences de la chirurgie sont liées aux gestes qui ont touché les organes voisins du pancréas :
La surveillance régulière est essentielle à l’issue du traitement : suite à une chirurgie, un bilan est recommandé tous les 3 à 6 mois. Après un traitement non chirurgical, la fréquence de la surveillance est adaptée au cas par cas.
Le cancer du pancréas est généralement une maladie avec un pronostic réservé, car le risque de rechute est fréquent. Lorsque la maladie récidive, un nouveau traitement anticancéreux pourra parfois être proposé. Dans d’autre cas, seuls les symptômes de la maladie pourront être traités, dans le but d’améliorer le confort du malade. Quoi qu’il en soit, les progrès réalisés aujourd’hui permettent de proposer la meilleure qualité de vie possible tout au long de la maladie.
Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Philippe Ruszniewski, chef du service de Gastroentérologie Pancréatologie de l’Hôpital Beaujon (Clichy).
Crédit photo : Tetra / BSIP : une fois les traitements terminés, une surveillance médicale régulière est essentielle.
Dernière mise à jour : 21-03-2011