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Vivre avec et après un cancer du pancréas

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L’annonce d’un cancer constitue souvent un traumatisme pour le patient et pour ses proches. La parole et le dialogue doivent lui permettre d’accepter la maladie. Cet état d’esprit peut contribuer à l’efficacité des traitements. Il lui permettra aussi d’être plus impliqué et efficacedans l’apprentissage de nouvelles habitudes consécutives aux traitements.

Garder le moral

Après le choc lié à l’annonce de la maladie, le patient doit progressivement s’impliquer dans sa prise en charge. Acteur de sa maladie, il ne perd pas pied et évite les fortes baisses de moral, voire de sombrer dans un épisode dépressif. Le soutien de ses proches, l’écoute et l’empathie du personnel soignant sont essentiels à cette démarche. Ces échanges facilitent l’acceptation de la maladie et, à terme, l’efficacité des traitements. Par ailleurs, le patient peut recourir à une écoute ou à une aide psychologique : au sein des services médicaux, un spécialiste, psychologue ou psycho-oncologue, est généralement disponible pour écouter et échanger. Dans le cas contraire, il ne faut pas hésiter à demander une telle orientation à son médecin. Les associations de patients sont aussi très actives dans ce domaine. Il existe des permanences téléphoniques et des groupes d’échange permettant aux patients ou aux proches de dialoguer avec des personnes touchées directement ou indirectement par le cancer.

Les conséquences de la maladie et de son traitement

Les douleurs abdominales sont assez fréquentes au cours de la maladie. L’équipe médicale propose un traitement antalgique adapté : souvent, le recours à des médicaments de la famille de la morphine est nécessaire. Dans certains cas, l’administration de médicaments antidouleur est réalisée localement lors d’une intervention chirurgicale.

Suite à l’ablation chirurgicale de la tumeur, d’autres inconvénients peuvent apparaître : les premiers sont les troubles digestifs et métaboliques. Après la chirurgie, il est en effet possible que le pancréas restant ne soit plus suffisamment efficace pour remplir ses fonctions habituelles :

  • Lorsque la sécrétion des enzymes et des sucs nécessaires à la digestion est insuffisante, des troubles digestifs apparaissent. Dans ce cas des médicaments appelés extraits pancréatiques sont prescrits au patient pour combler le déficit.
  • Lorsque la sécrétion d’insuline est insuffisante, un diabète peut apparaître. Pour réguler les taux de sucre dans le sang, le patient devra être traité par insuline toute sa vie.

Certaines conséquences de la chirurgie sont liées aux gestes qui ont touché les organes voisins du pancréas :

  • Lorsque l’estomac et le duodénum ont dû être opérés, le transit du malade peut aussi être modifié : la digestion est plus difficile et nécessite de faire des repas moins copieux et mieux répartis sur la journée.
  • Lorsque la rate a dû être retirée, il existe un risque d’infection pulmonaire accru car la rate a un rôle important dans les défenses immunitaires. Après une telle opération, la vaccination anti-pneumococcique est donc recommandée.

Après le traitement

La surveillance régulière est essentielle à l’issue du traitement : suite à une chirurgie, un bilan est recommandé tous les 3 à 6 mois. Après un traitement non chirurgical, la fréquence de la surveillance est adaptée au cas par cas.

En cas de rechute

Le cancer du pancréas est généralement une maladie avec un pronostic réservé, car le risque de rechute est fréquent. Lorsque la maladie récidive, un nouveau traitement anticancéreux pourra parfois être proposé. Dans d’autre cas, seuls les symptômes de la maladie pourront être traités, dans le but d’améliorer le confort du malade. Quoi qu’il en soit, les progrès réalisés aujourd’hui permettent de proposer la meilleure qualité de vie possible tout au long de la maladie.

Ce dossier a été réalisé avec le concours du Pr Philippe Ruszniewski, chef du service de Gastroentérologie Pancréatologie de l’Hôpital Beaujon (Clichy).

Crédit photo : Tetra / BSIP : une fois les traitements terminés, une surveillance médicale régulière est essentielle.

Dernière mise à jour : 21-03-2011

 

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Les cancers du pancréas

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