Pour supporter le traitement et retrouver le moral, le malade a besoin de tout le soutien de ses proches. Il est admis qu’une maladie acceptée et une forte adhésion aux traitements renforcent l’efficacité des thérapeutiques. Au sein des services d’oncologie, des psychologues sont disponibles pour accompagner les patients et leurs proches dans l’acceptation de la maladie et du traitement.
Selon le traitement qui vous est préconisé, quelques mesures de précautions suffisent parfois à améliorer le quotidien.
Si vous avez subi une radiothérapie, prenez soin de votre peau au niveau de la zone exposée aux rayons. Pour la toilette, utilisez un savon surgras et appliquez la crème prescrite par votre radiologue en cas d’irritation.
Après une intervention chirurgicale ou une radiothérapie, une incontinence urinaire peut survenir. Souvent transitoire, elle peut parfois mettre du temps à se dissiper. En cas de fuites au goutte-à-goutte, peu abondantes, pensez aux coquilles absorbantes à coller dans le slip; elles se révèlent à la fois discrètes et idéales dans un tel contexte.
En ce qui concerne les troubles sexuels, un grand nombre de patients opérés ou traités par médicaments souffrent d’impuissance, mais celle-ci peut s’atténuer avec le temps. En revanche, dans la plupart des cas, il n’y a pas d’éjaculation proprement dite au moment de l’orgasme. Celle-ci peut être « rétrograde », c’est-à-dire que le sperme reflue vers la vessie avant d’être éliminé avec les urines. Ce phénomène n’entraîne aucune conséquence particulière, mais la fécondation demeure impossible. En cas de prostatectomie totale, les vésicules séminales sont enlevées et les canaux déférents sont liés. Dans ce cas, il n’y a pas d’éjaculation rétrograde, mais une absence totale de sperme.
Évitez toute automédication, même avec des médicaments qui vous paraissent anodins comme les antirhumes, les antiallergiques, les somnifères délivrés sans ordonnance. En effet ces médicaments peuvent provoquer un blocage urinaire.
Ne pas oublier de vous rendre aux visites de contrôle. Leur but est de surveiller l’évolution éventuelle des symptômes. Pour se faire, certains examens d’imagerie, ou biologiques, pourront vous être prescrits par votre médecin généraliste ou spécialiste.
La période approchant les examens de contrôles, avec l’angoisse d’une rechute, peuvent être difficiles à gérer pour certains patients. S’orienter vers un professionnel de santé spécialisé dans le suivi et l’accompagnement individuel peut constituer une solution intéressante afin d’appréhender plus sereinement la situation.
Pratiquez une activité physique le plus régulièrement possible. En effet d’après l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), l’inactivité physique fait partie des habitudes de vie les plus nuisibles à la santé. Les activités recommandées sont non seulement des activités de loisir, mais également des occupations de la vie courante. L’activité physique minimum conseillée correspond à la pratique quotidienne de la marche à un pas soutenu pendant 30 minutes, et ceci tous les jours de la semaine si possible. Les activités considérées comme équivalentes sont le vélo (comme moyen de transport par exemple), la natation, le jardinage ainsi que certaines activités domestiques. Enfin, il a été montré que la réalisation de l’activité physique en plusieurs fois au cours de la journée engendrait quand même des bénéfices en termes de santé. Cela constitue un intérêt pratique évident, à savoir qu’il est par exemple possible de réaliser trois blocs de 10 minutes à intensité modérée, répartis dans la journée, plutôt que 30 minutes en continu.
Orientez vous vers un modèle alimentaire mieux adapté à votre état de santé. Cette démarche passe notamment par l’augmentation de vos apports en fruits et légumes qui contiennent des anti-oxydants. Privilégiez les aliments à visée anti-inflammatoire tels que poissons et huiles de colza et noix notamment. Enfin voici quelques aliments-santé dont la consommation serait à privilégier : ail, avocat, avoine, basilic, brocolis, carotte, céréales complètes, chou, choux-fleurs, choux de Bruxelles, curcuma, fenouil, légumineuses (lentilles, haricots secs, pois...), myrtille, oignon, piment, pissenlit, raisin, soja, thé, tomate. N’hésitez pas à consulter un professionnel de santé spécialisé en alimentation-santé. Ce dernier sera encore plus pointu dans la mise en place d’un modèle alimentaire adapté à votre état de santé.
Dernière mise à jour : 16-05-2010
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