La découverte de la maladie constitue toujours un choc émotionnel et psychologique majeur. Jugée beaucoup trop brutale par les patients, l’annonce s’inscrit dans le cadre d’un dispositif précis tel que défini par le plan cancer peu à peu mis en place partout en France. L’objectif est de rendre cette épreuve moins traumatisante et de favoriser les échanges entre le patient et divers interlocuteurs privilégiés.
Il est ainsi prévu que le malade soit d’abord reçu au calme par un médecin. Celui-ci lui fait part du diagnostic et de la stratégie thérapeutique envisagée à la suite d’une concertation avec d’autres spécialistes (chirurgien, radiothérapeute…). Suit, dès que possible, une consultation généralement assurée par un infirmier dont le but est de permettre au patient ou à ses proches d’accéder à des soignants qui vont écouter, reformuler et compléter l’information délivrée la première fois. Le malade pourra poser des questions relatives aux différentes étapes du traitement décidé, formuler ses craintes, se faire préciser les démarches administratives, et rencontrer d’autres intervenants susceptibles de lui apporter écoute et soutien : assistante sociale, psycho-oncologue, diététicien…
Enfin, le dispositif d’annonce tend à renforcer le lien avec le médecin généraliste dont le rôle est déterminant dans le suivi au quotidien pendant et après la maladie.
Dossier réalisé avec les concours du Pr Olivier Hermine, hématologue, et de Mme Chantal Bauchelet, cadre supérieur de l'hôpital de jour, du service d'hématologie clinique de l'hôpital Necker - Enfants Malades à Paris
Dernière mise à jour : 08-02-2011