Une équipe américaine cherche à mettre au point une seconde génération de vaccins contre les papillomavirus. Destinés à prévenir les cancers du col de l’utérus, ces futurs vaccins seront encore plus efficaces que ceux qui sont actuellement disponibles. Certes, il faudra encore plusieurs années d’étude avant qu’ils puissent être commercialisés, mais les résultats d’ores et déjà obtenus sont très encourageants.
Les deux vaccins antipapillomavirus aujourd’hui disponibles protègent avec une très grande efficacité contre deux types de papillomavirus, responsables de 70 % des cancers du col utérin. Ce niveau de protection est assez important pour que la vaccination apporte un « bénéfice santé ». Toutefois, il n’est pas suffisant pour que le vaccin puisse se substituer à la pratique du dépistage classique : les femmes vaccinées doivent absolument faire régulièrement pratiquer un frottis par leur médecin.
Richard Roden et ses collaborateurs ont décidé de développer un nouveau vaccin qui protégerait contre tous les types de papillomavirus. Un tel vaccin permettrait, au moins théoriquement, de se dispenser des frottis.
Testé dans des modèles précliniques, le vaccin en cours de développement induit la synthèse de défenses immunitaires dirigées contre tous les types de papillomavirus connus. Affaire à suivre…
S. Jagu et coll., « J Natl Cancer Inst », édition en ligne avancée du 26 mai 2009
Dernière mise à jour : 05-06-2009