Les cancers et d’autres pathologies chroniques sont parfois associés à une importante perte de poids qui participe à la dégradation de l’état de santé des patients. Mal compris, ce phénomène est actuellement difficile à prendre en charge : une augmentation des apports nutritionnels n’est généralement pas suffisante pour enrayer la perte de poids et de masse musculaire.
Les travaux de chercheurs américains pourraient prochainement changer la donne : Daniel Marks et ses collaborateurs ont en effet découvert que cette perte de poids et de muscle est liée au relargage par le cerveau d’une quantité importante d’une hormone nommée cortisol. L’utilisation de médicaments s’opposant à la libération de cette hormone pourrait donc prévenir les amaigrissements trop importants subis par certains patients atteints de cancer.
Cette piste reste toutefois à valider par des expériences complémentaires.
T. Braun et coll. « Journal of Experimental Medicine » du 14 novembre 2011
Dernière mise à jour : 02-12-2011