En étudiant le patrimoine génétique de cellules issues de tumeurs séreuses de l’ovaire, des chercheurs américains ont découvert une nouvelle anomalie génétique associée à la maladie. L’anomalie, retrouvée dans un cas sur six, correspond à la fusion de deux gènes. Il en résulte la création d’un nouveau gène - on parle de « gène de fusion » - conduisant à la synthèse d’une protéine anormale.
L’espoir des chercheurs est que cette protéine soit détectable dans le sang des patientes : si telle est le cas, elle pourrait alors servir à diagnostiquer précocement la maladie et à suivre l’efficacité des traitements mis en place.
Par ailleurs, si cette protéine joue un rôle dans le processus de cancérisation, elle pourrait constituer une bonne cible thérapeutique : un médicament inhibant son activité pourrait permettre de bloquer la progression de la maladie.
Face à une maladie que l’on ne sait pas détecter assez tôt et pour laquelle il n’existe pas de traitement spécifique réellement efficace, ces deux pistes offrent un énorme espoir.
J. Salzman et coll., PLoS Biology » du 20 septembre 2011
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Dernière mise à jour : 05-10-2011