Les chercheurs Inserm-CNRS ont constaté que le récepteur CD-160, sur lequel ils travaillaient, est présent sur les cellules qui tapissent les vaisseaux sanguins nouvellement formés dans certaines tumeurs. En revanche, ce récepteur est absent des vaisseaux des tissus normaux. Ils ont aussi mis en évidence que l’activation de ce récepteur entrainait la mort des cellules qui se multiplient pour constituer les nouveaux vaisseaux sanguins.
Suite à ces observations, les scientifiques ont testé l'utilisation de ce récepteur comme cible thérapeutique pour bloquer la formation des nouveaux vaisseaux sanguins permettant l’alimentation de la tumeur. Ils ont alors mis au point un anticorps spécifiquement dirigé contre ce récepteur, qu’ils ont employé dans des modèles tumoraux.
Le traitement par cet anticorps, associé à une chimiothérapie, a réduit significativement la croissance de la tumeur, diminué le nombre de vaisseaux nouvellement formés et préservé les vaisseaux les plus mâtures, permettant ainsi un meilleur acheminement des médicaments anticancéreux.
Cette nouvelle thérapie représenterait une alternative pour les patients présentant des résistances aux traitements actuels. Elle pourrait aussi ouvrir de nouvelles perspectives dans la prise en charge d’autres pathologies.
Sophie Chabot et al., Journal of Experimental Medecine, édition avancée en ligne du 11 avril 2011
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