Les résultats d’un essai clinique présentés au cours du 45ème congrès de la Société américaine d’oncologie clinique (ASCO, Orlando) sont particulièrement prometteurs : ils démontrent l’intérêt d’une molécule nommée BSI-210 dans la prise en charge des cancers du sein triple négatifs.
Les cancers du sein triple négatifs sont particulièrement agressifs et résistants à tous les traitements actuellement disponibles. Mais la découverte du BSI-210 pourrait changer la donne : la molécule semble permettre de sensibiliser ce type de tumeurs aux chimiothérapies classiques.
Les chimiothérapies agissent en abîmant le matériel génétique des cellules. Ces dernières essayent de réparer les dégâts, mais si elles n’y parviennent pas, elles meurent. Le BSI-210 agit en bloquant un élément clé de la machinerie de réparation, une enzyme appelée PARP.
L’efficacité du BSI-210 (associé à une chimiothérapie classique) a été évaluée chez 82 patientes atteintes d’un cancer du sein triple négatif. Près de la moitié des patientes ont vu leur tumeur régresser au bout de six mois de traitement. De plus, leur espérance de vie a pratiquement doublé, passant de 5,7 mois à 9,2 mois.
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Dernière mise à jour : 25-06-2009