Si les traitements hormonaux substitutifs de la ménopause (THS) ont beaucoup fait parler d’eux parce qu’ils peuvent accroître le risque du cancer du sein, une étude américaine* révèle aujourd’hui que certains ont en revanche un effet protecteur vis à vis du cancer du colon.
Un THS estroprogestatif suivi pendant 5 ans peut réduire de 45 % le risque de développer une tumeur du colon. L’effet est moins marqué avec les THS uniquement à base d’estrogènes qui n’abaissent ce risque que de 17 %.
Ces conclusions se fondent sur le suivi de près de 57 000 femmes ménopausées, pendant une durée médiane de 15 ans.
Malgré la découverte de ce bénéfice inattendu, le THS n’est pas un traitement anodin. Les recommandations de l’Agence française de sécurité sanitaire (Afssaps) concernant sa prescription sont les suivantes : Le THS n’a pas d’indications chez les femmes ne souffrant pas de leur ménopause. (…) Il doit faire l’objet d’une réévaluation annuelle du rapport bénéfices/risques, les patientes doivent être informées sur les risques encourus et le traitement doit respecter les contre-indications (cancer du sein, maladies thromboemboliques…). L’agence précise en outre que la durée du traitement ne devrait pas excéder cinq ans et que la dose doit être la plus faible possible.
Pour en savoir plus sur les THS et le cancer, consultez notre dossier sur les facteurs de risque.
*Johnson et coll. « Cancer Epidemiology, Biomarkers and Prevention », janvier 2009. Article en anglais, disponible sur http://cebp.aacrjournals.org (payant).
Crédit photo : Voisin/Phanie
Dernière mise à jour : 19-01-2009