Le « nez artificiel nanométrique » (nanoscale artificial nose, Na-Nose) est capable de détecter et séparer différentes odeurs, même à des concentrations très faibles dans l’air exhalé. Pour cela, il utilise un réseau de cinq capteurs de nanoparticules d’or.
Le Na-Nose a analysé les haleines de 62 patients. L’appareil a correctement repéré 24 des 26 sujets sains. Les 16 personnes atteintes d’un cancer de la tête et du cou ont été correctement identifiées, de même que les 20 personnes atteintes d’un cancer du poumon. Seules deux personnes en bonne santé ont été faussement diagnostiquées.
Le manque de symptômes spécifiques conduit à un diagnostic tardif du cancer de la tête et du cou qui diminue les chances de guérison. Bien qu’encore préliminaire, cette étude semble offrir un point de départ prometteur pour le développement d’un test direct de l’haleine pour mieux dépister ce type de cancer.
M. Hakim et al., British Journal of Cancer, édition avancée en ligne du 19 avril 2011
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