Si l’utilisation du téléphone portable s’est fortement développée depuis le milieu des années 90, aucune augmentation significative de l’incidence des cancers du cerveau n’a pu être constatée depuis lors. Telle est la conclusion, rassurante, d’une étude publiée par le journal de l’Institut national du cancer américain.
Les auteurs de ce travail ont étudié l’évolution du nombre de nouveaux cas de gliomes et de méningiomes (les tumeurs cérébrales les plus fréquentes) diagnostiqués de 1974 à 2003 au Danemark, en Finlande, en Norvège et en Suède. Les données recueillies indiquent que l’incidence de ces tumeurs a légèrement augmenté depuis 30 ans. Cependant, cette augmentation est régulière : aucun effet particulier n’a été observé depuis l’avènement de la téléphonie mobile.
Selon les chercheurs, l’augmentation régulière du nombre de cas de tumeurs cérébrales observée s’expliquerait par l’amélioration des techniques diagnostiques et par le vieillissement de la population.
Si l’absence d’effet lié à l’arrivée des téléphones portables est une bonne nouvelle, elle ne signifie pas pour autant que cette technologie n’augmente pas le risque de cancer : il est impossible d’exclure qu’il existe un effet trop faible pour être détecté par cette étude ou qu’il soit encore trop tôt pour constater quoique ce soit.
Deltour et coll., « Journal of the National Cancer Institute », édition en ligne avancée
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Dernière mise à jour : 29-12-2009