Dans le cadre d’un programme de recherche ambitieux, l’ARC participe au financement de sept projets particulièrement prometteurs sur les cancers de la bouche, des sinus et de la gorge.
Les cancers des voies aérodigestives supérieures (VADS) sont des cancers fréquents, représentant environ 10 % des cancers diagnostiqués en France. Touchant la bouche, les sinus et de la gorge, ils font peur en raison de leurs conséquences esthétiques et fonctionnelles. En effet, de par de leur localisation, ils peuvent avoir des effets majeurs sur la capacité à s’alimenter, à respirer et à parler normalement.
Souhaitant améliorer les connaissances sur ces maladies de manière à améliorer leur prise en charge, l’ARC s’est associée à l’Institut National du Cancer et à la Ligue contre le Cancer pour lancer un programme de recherche multidisciplinaire, ambitieux et novateur : le programme d’actions intégrées de recherche sur le cancer VADS (PAIR VADS).
Dans le cadre de ce programme, sept projets de recherche ont été sélectionnés.
Trois de ces projets ont pour objectifs d’améliorer la prise en charge des malades :
Le premier projet vise à améliorer les techniques de
radiothérapie existantes. L’objectif est de parvenir à épargner au maximum les
tissus sains voisins de la
tumeur, notamment les glandes salivaires.
- Le deuxième projet est consacré à la prise en charge des cancers VADS chez les patients âgés. Il vise en particulier à adapter les traitements de la maladie au cas de patients de 70 ans et plus.
- Le troisième projet porte sur l’évaluation des différents protocoles chimiothérapies utilisés pour traiter ces cancers.
Deux projets portent sur le rôle d’agents infectieux dans le développement des cancers VADS :
Le premier s’intéresse au rôle des infections à papillomavirus (
HPV) dans la survenue de ces cancers. Ces virus, déjà connus pour jouer un rôle majeur dans la genèse des cancers du col de l’utérus, pourraient également intervenir dans celle de certains cancers VADS.
- Le second projet vise a identifier de nouveaux agents infectieux impliqués dans le développement de cancers de la bouche.
Enfin, deux derniers projets visent à mieux comprendre la biologie de ces cancers :
Le premier vise à savoir si les
cellules tumorales circulant dans le sang des patients peuvent permettre de prédire précocement l’efficacité d’un traitement ciblé.
- Le second concerne l’environnement des tumeurs, en particulier le rôle qu’il joue dans le développement des métastases.
Chacun des trois partenaires impliqués de ce programme de recherche contribueront de manière équivalente au financement des projets sélectionnés, pour un montant total de 4 millions d’euros.
Voir la liste des projets retenus
E. B.
Dernière mise à jour : 14-11-2011
