Elle est très rare et c’est tant mieux ! Des chercheurs ont en effet découvert une anomalie génétique qui ne prédispose pas à un, mais à deux cancers : le mélanome et le cancer du rein.
Des données épidémiologiques indiquaient l’existence de patients qui avaient la malchance de développer ces deux pathologies. Or, les principaux facteurs de risque de mélanome et de cancers du rein sont très différents : le risque de mélanome est augmenté par une exposition solaire importante, certains phototypes (pigmentation de la peau, des cheveux et des yeux) et la présence d’un nombre important de grains de beauté. Les plus importants facteurs de risque de cancer du rein sont quant à eux le tabagisme, l’obésité et l’hypertension. Ces données suggéraient donc l’existence d’un facteur de risque génétique commun aux deux maladies. Une équipe de chercheurs français a finalement découvert ce facteur génétique : il correspond à une mutation d’un gène nommé MITF. Ce gène permet la synthèse d’une protéine qu’on soupçonnait déjà de jouer un rôle dans la survenue de certains mélanomes.
L’anomalie du gène MITF qui vient d’être mise en évidence par Brigitte Bressac-de Paillerets et ses collaborateurs augmente par un facteur 5 le risque de développer un mélanome, un cancer du rein ou les deux pathologies. Rappelons-le : cette anomalie est très rare.
C. Bertolotto et coll., « Nature » du 20 octobre 2011
Dernière mise à jour : 26-10-2011