C’est bien, mais ce n’est pas assez. Une enquête conduite auprès de 508 élèves en classe de seconde dans 18 lycées publics des Alpes-Maritimes fait le point sur ce que les adolescents savent sur les papillomavirus (HPV), ces virus sexuellement transmissibles, impliqués dans le développement des cancers du col de l’utérus.
Au total, 63 % des lycéens interrogés avaient entendu parler des HPV, le plus souvent par le biais des médias (télévisions, journaux, internet). Plus de 67 % d’entre eux faisaient le lien entre ces virus et les cancers du col de l’utérus et 71 % connaissaient le rôle protecteur de la vaccination. En revanche, les élèves ne plaçaient pas les infections à HPV parmi les infections sexuellement transmissibles. Peu d’entre eux connaissaient le mode de transmission du virus et la nécessité de continuer à pratiquer des frottis cervico-utérins de dépistage même après vaccination.
A la question « Etes-vous vaccinée contre les papillomavirus », près de 31 % des lycéennes interrogées ont répondu « oui ». Parmi celles qui ont répondu non, les principaux freins à la vaccination sont la peur des effets secondaires, le manque de recul et le refus des parents.
Pour mémoire, le Haut conseil de la santé publique recommande la vaccination contre les papillomavirus « à toutes les jeunes filles âgées de 14 ans, afin de les protéger avant qu’elles ne soient exposées à un risque d’infection ». De même, « le vaccin est également proposé aux jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans qui n’auraient pas eu de rapports sexuels ou au plus tard, dans l’année suivant le début de leur vie sexuelle ». Les deux vaccins actuellement disponibles ne protègent pas contre toutes les formes du virus. C’est la raison pour laquelle, même lorsqu’on est vaccinée, il est indispensable de pratiquer un dépistage régulier par frottis.
« Bulletin épidémiologique hebdomadaire » du 23 mars 2010
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Dernière mise à jour : 02-04-2010