Soigner toujours plus d’enfants, tout en préservant leur qualité de vie : tels sont les deux principaux objectifs de la recherche en oncologie pédiatrique. Aujourd’hui, les résultats de deux essais cliniques portant sur le traitement du neuroblastome permettent de s’approcher de chacun de ces deux buts.
Les neuroblastomes sont des cancers du système nerveux périphérique qui touchent essentiellement les enfants. Environ la moitié de ces cancers ont un pronostic extrêmement sombre : les traitements disponibles pour les formes les plus graves de la maladie manquent d’efficacité. Concernant la prise en charge des formes moins avancées, il existe des protocoles de chimiothérapie qui donnent de bons résultats. Toutefois, ces protocoles sont lourds pour de jeunes enfants. Mais au regard des résultats qui viennent d’être publiés dans le New England journal of Medicine, ces deux problèmes pourraient être en voie de résolution.
La première des deux études publiées dans une revue scientifique britannique présente les résultats d’un essai visant à évaluer l’efficacité d’un nouveau protocole d’immunothérapie. Ce protocole se fonde sur l’utilisation d’anticorps capables de cibler les cellules cancéreuses. Associé au traitement classique des formes graves de neuroblastome, il permet d’améliorer significativement le pronostic de la maladie : deux ans après le traitement, la maladie n’avait pas progressé chez 66 % des jeunes patients qui avaient bénéficié de l’anticorps (contre 46 % avec le traitement classique seul).
La seconde étude porte sur les formes moins graves de la maladie. Son objectif était de réduire au maximum les doses de chimiothérapie administrées aux enfants, tout en conservant l’efficacité du traitement. Les résultats de ce travail indiquent qu’il est possible de réduire d’au moins 40 % la durée du traitement, et de passer ainsi de 10 cycles de chimiothérapie répartis sur 9 mois à 8 cycles répartis sur 6 mois. Chez certains enfants, 4 cycles sur 3 mois sont même suffisants !
Ces deux études doivent être complétées avant que leurs résultats respectifs puissent être appliqués à la pratique clinique courante. Toutefois, ces résultats sont particulièrement significatifs, et donc très prometteurs.
« New England journal of Medicine » du 30 septembre 2010
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Dernière mise à jour : 18-10-2010