Un dépistage de plus en plus précoce de certaines lésions, une amélioration des diagnostics et une plus grande efficacité des traitements sont largement responsables du phénomène : en France, on meurt de moins en moins du cancer. Selon un rapport* réalisé par l'Institut national du cancer, en lien avec l'Institut national de veille sanitaire, l'Inserm, et le réseau français des registres de cancer Francim, cette tendance s’accentuerait.
De 2003 à 2007, chaque année en France, on a compté en moyenne 147 851 décès par cancer, 88 188 chez l'homme et 59 663 chez la femme. Les cancers représentent ainsi la première cause de décès en France chez l'homme (32,9 % de l'ensemble des décès masculins) et la deuxième chez la femme (23,4 % de l'ensemble des décès féminins).
Toutefois, comparés à la décennie précédente, ces chiffres sont en net recul : le taux de mortalité par cancer, tous âges et toutes localisations confondus, a baissé de 22 % chez les hommes et de 14 % chez les femmes.
Cette différence entre les sexes est probablement due à des différences dans l’évolution des comportements : chez les hommes, le recul du taux de mortalité par cancer est en partie attribué à la baisse de la mortalité de cancers liés au tabac et à l'alcool, baisse elle-même induite par le recul de l’alcoolo-tabagisme. Chez les femmes, la montée du tabagisme et l’augmentation des décès par cancer du poumon concomitant expliquent pourquoi la diminution de la mortalité par cancer est moins importante.