Deux communications relatives au traitement des mélanomes ont suscité l’enthousiasme au cours du dernier congrès de la Société américaine d’oncologie clinique (ASCO) : elles rapportaient les résultats, très prometteurs, d’essais cliniques visant à évaluer l’efficacité de médicaments innovants, l’ipilimumab et le vemurafenib. Chacune de ces molécules permet d’obtenir une augmentation significative de l’espérance de vie des patients atteints de formes métastatique de la maladie.
L’ipilimumab est une molécule d’immunothérapie. Elle permet la stimulation de l’activité de cellules du système immunitaire qui vont s’attaquer aux cellules cancéreuses. Administrée aux patients atteints d’un mélanome métastatique, la molécule conduit à une augmentation de l’espérance de vie, par rapport à celle obtenue avec la chimiothérapie classiquement utilisée pour traiter la maladie : le taux de survie à un an passe de 36 à 47 %. A trois ans, il passe de 12 à 20 %.
Le vemurafenib s’adresse quant à lui aux patients atteints d’un mélanome caractérisé par une mutation affectant un gène nommé BRAF. Lorsqu’elle est mutée, cette protéine stimule la prolifération des cellules cancéreuses. Le vemurafenib agit en bloquant l’activité de la protéine BRAF mutée. Il en résulte un ralentissement dans l’évolution de la maladie et une augmentation de l’espérance de vie des patients. Au bout de six mois, 84 % des patients qui avaient reçu ce traitement innovant étaient encore en vie, contre 64 % de ceux qui recevaient le traitement classique.
Ces deux molécules innovantes agissant selon des mécanismes différents, il est possible que leur association donne des résultats encore meilleurs. C’est précisément ce qui sera testé dans un nouvel essai qui pourrait démarrer très prochainement.
Pour en savoir plus sur les mélanomes et leur traitement
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Dernière mise à jour : 16-06-2011