Les chercheurs ont de plus en plus la conviction que c’est en examinant les spécificités moléculaires d’un cancer qu’il est possible de découvrir un moyen efficace de le traiter. Un bel exemple vient aujourd’hui confirmer le bien fondé de cette démarche : une équipe américaine a recherché des altérations génétiques associées aux mélanomes, ces cancers de la peau de mauvais pronostic. Ce travail a conduit à la découverte d’une mutation retrouvée dans 19 % des tumeurs étudiées, soit près d’un mélanome sur cinq. Or cette mutation affecte une protéine qui est la cible d’une molécule thérapeutique déjà utilisée dans le traitement des cancers du sein : le lapatinib.
Lors d’expériences conduites in vitro sur des cellules en culture, les chercheurs ont montré que le lapatinib ralentit la croissance des mélanomes porteurs de cette mutation. Des essais thérapeutiques visant à tester l’efficacité du médicament chez des patients souffrant de mélanome métastatique pourraient rapidement démarrer.
Pour en savoir plus sur les mélanomes
Prickett et coll, « Nature Genetics », édition en ligne avancée
Photo : cellules de mélanome métastatique observées au microscope (à gauche), qui ont infiltré le tissu pancréatique (à droite). Richard Lee, M.D., Ph.D., National Cancer Institute (NCI)
Dernière mise à jour : 03-09-2009