Lorsque le diagnostic est tombé, elle avait 27 ans et n’avait pas encore la chance d’être maman : sarcome d’Ewing, un cancer des os qui touche principalement les enfants et les jeunes adultes. Le traitement de cette maladie passe par l’administration d’une chimiothérapie toxique pour les ovaires.
Avant de commencer ce traitement, les médecins lui ont proposé de prélever et de congeler une partie d’un de ses ovaires. Ce geste offre la possibilité de rétablir la fertilité des patientes en réimplantant le tissu prélevé à l’issue du traitement toxique. On parle « d’autogreffe de tissu ovarien ». La méthode est encore expérimentale : seule une petite dizaine grossesses a été obtenue par cette technique dans le monde.
Dans le cas de notre jeune patiente, l’autogreffe a bien fonctionné : en février 2007, un peu plus de deux ans après la réimplantation d’une bandelette de tissu ovarien, elle donnait naissance à une petite fille. L’obtention de cette grossesse avait toutefois nécessité une stimulation ovarienne.
Mais l’histoire de cette patiente ne s’arrête pas là : en janvier 2008, souhaitant concevoir un second enfant, la jeune femme se rend chez son médecin pour démarrer une nouvelle stimulation hormonale. Et là, surprise ! En réalisant le bilan nécessaire à la mise en route du traitement, le médecin a découvert que la jeune femme était déjà enceinte.
Une seconde petite fille est née en septembre 2008. Sa maman doit depuis lors utiliser une méthode contraceptive si elle ne veut pas continuer à agrandir la famille…
Cette belle histoire démontre l’efficacité potentielle des autogreffes de tissu ovarien. En outre, elle révèle que les greffons peuvent fonctionner au moins quatre ans.
« Human Reproduction », édition en ligne avancée
Pour en savoir plus sur les méthodes qui permettent de concevoir un enfant après un traitement toxique pour les ovules ou les spermatozoïdes
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