Cette méta-étude, lancée en 1999 et promise dès 2003, a pour objectif de mettre en relation l’usage du téléphone mobile et certaines tumeurs cérébrales bénignes ou malignes (tumeurs du cerveau, des glandes salivaires ou du nerf acoustique).
Conduite dans 13 pays, elle « aura une puissance statistique importante puisqu’elle repose sur 6 600 cas de tumeurs (2 700 gliomes, 2 400 méningiomes, 1 100 neurinomes de l’acoustique et 400 tumeurs de la parotide) » (Académie nationale de médecine, comm., 17 juin 2008).
A l’heure actuelle, seuls des résultats partiels sont disponibles, certains pays participant à l’étude ayant publié leurs analyses comme par exemple le Danemark, la Suède, la Norvège, le Japon….
L’étude française a été publiée dans la Revue d’Epidémiologie et de Santé Publique de septembre 2007. Elle « n’a pas montré d’excès de risque statistiquement significatif » et les « auteurs ne font que suggérer la possibilité d’un risque pour des utilisations de 10 ans ou plus ».
Pour le ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, « bien qu’aucune preuve scientifique ne permette de démontrer que l’utilisation des téléphones mobiles présente un risque pour la santé, cette hypothèse ne peut définitivement être exclue et les autorités sanitaires recommandent que la gestion de cette question s’inscrive dans le cadre du principe de précaution ».
S’appuyant sur ce principe, les autorités françaises préconisent ainsi la mise en œuvre d’actions destinées à réduire l’exposition moyenne des utilisateurs de téléphone portable aux champs de radiofréquences : utiliser son téléphone avec discernement notamment avec les enfants, éviter de téléphoner en se déplaçant, favoriser les appels dans les zones où la réception est optimale, utiliser un kit piéton afin d’éloigner la source d’émission des endroits qui pourraient être plus sensibles.
Crédit photo : iStockphoto / Andrew Manley
Dernière mise à jour : 11-08-2008
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