Réunis à Lyon au Centre international de recherche contre le cancer (CIRC), 31 experts venus de 14 pays ont étudié l’ensemble des données actuellement disponibles sur l’éventualité d’un lien entre l’exposition aux ondes électromagnétiques telles que celles utilisées pour la téléphonie mobile et une augmentation du risque de cancer. Leur conclusion : ces ondes sont peut-être cancérigènes. En d’autres termes, il pourrait y avoir un risque mais des études supplémentaires sont nécessaires afin de pouvoir trancher la question.
Les ondes électromagnétiques entrent donc officiellement dans le classement des substances et agents étudiés pour le risque cancérigène. Ce classement établi par le CIRC et l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comporte cinq groupes : le groupe 1 comprend les agents cancérigènes pour l'homme, le groupe 2A ceux qui sont « probablement cancérogènes », le groupe 2B les substances «peut-être cancérogènes », le groupe 3 celles « inclassables » et le groupe 4 celles qui sont « probablement pas cancérogènes ». Les ondes électromagnétiques appartiennent aujourd’hui au groupe 2B, aux côtés des vapeurs d’essence ou de la laine de verre, mais aussi du café.
En attendant d’en savoir plus, il est recommandé de réduire autant que possible son exposition aux ondes émises par les téléphones portables, notamment en utilisant un kit main libre et en privilégiant l’envoi de SMS.
Pour en savoir plus sur les risques de cancer associés aux ondes électromagnétiques
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Dernière mise à jour : 14-06-2011