Lorsque le petit ver Caenorhabditis elegans est soumis à une restriction calorique, à savoir une réduction de l’apport en nourriture sans dénutrition, sa durée de vie est allongée de 40 % et il bénéficie d’une protection contre le cancer. Florence Solari et ses collaborateurs du centre de recherche en cancérologie de Lyon ont recherché les mécanismes mis en cause, à l’aide de deux expériences. La première a consisté simplement à mettre les vers au régime. Dans la seconde, les chercheurs ont bloqué le gène slcf-1. Cette inhibition a produit des effets bénéfiques sur la longévité, similaires à ceux observés lorsque l’apport en nourriture est limité.
Le gène slcf-1 appartiendrait donc au groupe de gènes impliqués dans le processus de vieillissement, les « gérontogènes ». Il a été identifié lors de l’étude du rôle de la protéine PTEN, aussi connu pour être un suppresseur de tumeur, dans l’allongement de la vie de Caenorhabditis elegans. Par ailleurs, dans les deux expériences, les chercheurs ont observé une augmentation du niveau d’une molécule intervenant dans le métabolisme, le pyruvate. Ainsi, PTEN, le gène slcf-1 et le pyruvate seraient tous les trois impliqués dans un processus favorisant la longévité.
Florence Solari, l’auteur principal de l’étude, a reçu une subvention de l’ARC de 50 000 euros pour 24 mois pour ses travaux sur les mécanismes d’action de la protéine PTEN sur la longévité du ver et l’identification de partenaires de celle-ci qui pourraient aussi être impliqués dans le cancer.
« Aging Cell »
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Dernière mise à jour : 08-03-2011