Le premier volet des rencontres « Radiofréquences, santé et environnement » s’est achevé lundi dernier. Ces rencontres, qui ont réuni des représentants de l'État, des associations, des opérateurs de téléphonie mobile et des élus, ont conduit le gouvernement à retenir une dizaine « d’orientations » relatives à la prévention des risques associés à la téléphonie mobile.
Parmi ces orientations figure un renforcement des mesures visant à restreindre l’usage des téléphones portables par les enfants. Le Grenelle de l’environnement II recommandait une interdiction pour les moins de 6 ans. Cette interdiction pourrait finalement s’appliquer aux moins de 10 ou 12 ans. Il a également été proposé d’interdire l’utilisation des téléphones, non seulement dans les écoles primaires, mais aussi dans les collèges.
Le gouvernement envisage en outre d’exiger des opérateurs de téléphonie mobile la création de forfaits « sans service voix » (qui permettraient uniquement l’envoi et la réception de SMS), ainsi que le développement de combinés sans haut-parleur (qui rendent obligatoire l’usage de l’oreillette).
Concernant les antennes-relais, dans l’attente des conclusions de la nouvelle expertise de l’Agence française de l’environnement (AFSSET), le gouvernement propose de réaliser des modélisations sur ordinateur qui permettront de définir les seuils d’émission les plus bas compatibles avec une couverture réseau acceptable. En fonction des résultats obtenus, des tests grandeur nature pourraient être conduits dans des villes pilotes, volontaires.
Par ailleurs, le gouvernement incite à la mise en place d’une prise en charge adaptée des personnes électrohypersensibles (souffrant de symptômes qu’elles attribuent à une exposition aux ondes électromagnétiques).
Jugeant ces annonces « très insuffisantes », les associations Priartem et Agir pour l'environnement ont indiqué qu'elles suspendaient leur participation au Comité de suivi qui doit prendre le relais de la table ronde.
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Dernière mise à jour : 02-06-2009