Le traitement de certains cancers, notamment celui des leucémies, peut passer par une greffe de moelle osseuse. Cette stratégie thérapeutique débute par une chimiothérapie ou une radiothérapie particulièrement intense, qui va détruire la moelle osseuse du patient. La greffe viendra reconstituer le tissu ainsi détruit.
Si ce traitement s’avère très efficace, il n’est pas dénué d’effets secondaires. Ainsi, les chimiothérapies et radiothérapies effectuées avant la greffe proprement dite sont à l’origine de violentes nausées et de vomissements. Hélas, les traitements ne permettent pas une prise en charge de ces troubles : les nausées persistent chez 85 % des patients et les vomissements (trois à cinq épisodes par jour, pendant au moins une semaine après le traitement) sont toujours présents dans les trois quarts des cas.
Une équipe américaine a testé l’efficacité de l’aprepitant, un médicament antivomitif déjà utilisé dans d’autres indications. Leur étude montre que, chez les patients concernés par une greffe de moelle, cette molécule est très efficace lorsqu’elle est administrée avec les traitements classiques : 49 % des patients ne ressentent pas (ou peu) de nausées et les vomissements ne touchent plus que 27 % des malades.
Communiqué de presse de l’Université de Loyola, Illinois, Etats-Unis
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Dernière mise à jour : 10-03-2010