Une étude française présentée lors du congrès annuel de la Société américaine d’oncologie clinique* indique que l’analyse du ganglion sentinelle, une procédure couramment utilisée lors du traitement chirurgical des cancers du sein, pourrait également profiter aux patientes atteintes d’un cancer du col utérin.
Lorsqu’un cancer mammaire est traité par chirurgie, le chirurgien retire et demande l’analyse du ganglion lymphatique le plus proche de la tumeur. Ce ganglion est appelé « ganglion sentinelle ». En effet, si le cancer a commencé à essaimer des cellules dans l’organisme de la patiente, le ganglion sentinelle en contiendra. Dans ce cas, les médecins retireront tous les ganglions de la région et proposeront à la patiente un traitement complémentaire (chimiothérapie et/ou radiothérapie), pour prévenir l’apparition de métastases.
Jusqu’ici, lors du traitement chirurgical d’un cancer du col de l’utérus, les chirurgiens préféraient souvent retirer d’emblée l’ensemble des ganglions de la région. L’étude française SENTICOL montre que l’analyse du ganglion sentinelle permet d’éviter un curetage ganglionnaire large et les complications associées.
L’étude a été conduite auprès de 145 femmes souffrant d’un cancer du col de stade précoce. Des ganglions sentinelles positifs (contenant des cellules tumorales) n’ont été identifiés que chez 21 d’entre elles. Cette procédure aurait donc pu permettre d’épargner un curetage ganglionnaire large à plus de 80 % des patientes.
*ASCO, Orlando, juin 2009
Crédit photo : iStockPhoto
Dernière mise à jour : 15-06-2009