Etre en mesure de prédire l’agressivité d’un cancer ou son risque de rechute permet d’ajuster le protocole thérapeutique à mettre en œuvre : un cancer de bon pronostic, peu agressif, sera en effet traité le moins lourdement possible, afin de minimiser les effets secondaires associés aux différentes stratégies antitumorales.
Deux études récemment publiées font état de la découverte de biomarqueurs qui pourraient être utilisés dans ce but en oncologie pédiatrique.
Le premier de ces biomarqueurs est associé à un cancer du rein (néphroblastome ou tumeur de Wilm) de mauvais pronostic. Le marqueur est retrouvé chez 20 % des jeunes patients. Sa présence double le risque de rechute, quel que soit le traitement utilisé.
Le second biomarqueur permet d’identifier les neuroblastomes les plus agressifs. Il apparaît que 96% des enfants chez lesquels ce marqueur est absent survivent cinq ans ou plus sans recevoir de traitement agressif, et donc sans en subir les effets secondaires.
Messahel et coll., « European Journal of Cancer », mars 2009, pp. 819-826. Canete et coll., « Journal of Clinical Oncology », mars 2009, pp. 1014-1019
Une conférence pour en savoir plus l’intérêt des biomarqueurs en cancérologie. A l’occasion du Salon des Séniors, l’Association pour la Recherche sur le Cancer organise une conférence sur la place des biomarqueurs dans les nouvelles avancées en matière de dépistage et de diagnostic des cancers. Cette conférence, donnée par le Dr Bruno Clément, directeur de recherche à l’Inserm (Université de Renne 1) aura lieu le jeudi 26 mars 2009 à 16 heures dans la salle Eté. Salon des Séniors : du 26 au 28 mars 2009, Parc des Expositions de la porte de Versailles, Paris. Retrouver l’ARC sur le stand i3.
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Dernière mise à jour : 23-03-2009