Le frottis cervico-utérin est un examen de dépistage simple, rapide et indolore qui peut sauver des vies : en permettant la détection précoce de lésions précancéreuses faciles à traiter, il contribue à prévenir le développement de cancers du col de l’utérus. S’il est désormais bien établi que les femmes doivent commencer à réaliser cet examen dès l’âge de 20 ou 25 ans, l’âge jusqu’auquel il est doit être régulièrement pratiqué fait débat, ce qui se traduit par des recommandations différentes d’un pays à l’autre. Certains experts ont en effet laissé entendre qu’il devenait moins utile après 50 ans, dans la mesure où les trois examens précédents ne montraient aucune anomalie.
Une étude néerlandaise démontre qu’il n’en est rien : les travaux de Dik Habbema et ses collaborateurs indiquent en effet que le risque de cancer du col après plusieurs frottis normaux est similaire chez les jeunes femmes et chez les femmes âgées de 50 ans ou plus.
Les chercheurs sont arrivés à cette conclusion après avoir examiné les données relatives à plus de 200 000 femmes âgées de 45 à 54 ans et de près de 450 000 femmes âgées de 30 à 44 ans.
Ces conclusions apportent un soutien aux recommandations françaises, qui incitent au dépistage jusqu’à l’âge de 65 ans. Cette recommandation n’est malheureusement pas toujours bien suivie par les femmes ménopausées, qui cessent parfois de consulter un gynécologue à partir du moment où elles n’ont plus besoin de contraception.
Rebolj et coll., « BMJ » du 24 avril 2009
Voir aussi notre dossier sur le dépistage du cancer du col de l'utérus.
Photo : Frottis du col utérin. A gauche, des cellules saines. A droite des cellules précancéreuses infectées par le papillomavirus humain. (DR)Dernière mise à jour : 11-05-2009