Une étude présentée lors du congrès annuel de la Société américaine d’oncologie clinique (ASCO) suggère qu’il serait possible d’identifier les patients les plus à risque de développer une neuropathie périphérique en réponse à l’administration d’une chimiothérapie anticancéreuse à base de taxanes (paclitaxel et docétaxel).
Les neuropathies périphériques font partie des effets secondaires malheureusement fréquents chez les patients qui reçoivent des taxanes. Elles se manifestent par un engourdissement des membres, parfois douloureux, pouvant aller jusqu’à la paralysie.
Une équipe de scientifiques américains a eu l’idée de rechercher d’éventuelles caractéristiques génétiques associées à une élévation du risque de développer cet effet secondaire. Dans ce but, les chercheurs ont analysé le génome de plus de 2 000 patientes atteintes d’un cancer du sein traité par des taxanes. Ils ont comparé les marqueurs génétiques des patientes qui ont développé une neuropathie périphérique (environ 28 % des patientes) à ceux des autres patientes.
Cette démarche leur a permis d’identifier une signature génétique associée au risque de neuropathie périphérique. Il pourrait être possible de rechercher cette signature à partir d’un échantillon de sang avant de démarrer tout traitement. En cas de signature indiquant un risque, l’administration de taxanes serait évitée, dans la mesure du possible.
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Dernière mise à jour : 27-06-2011