Une nouvelle étude vient rassurer les futures mamans atteintes d’un cancer : une chimiothérapie administrée en cours de grossesse semble ne pas entraîner de troubles du développement chez l’enfant à naître, au moins à moyen terme. Les pathologies cognitives ou cardiaques ne seraient pas plus fréquentes chez ces enfants que dans la population générale. En conséquence, les auteurs de cette étude recommandent aux femmes enceintes de ne pas retarder la prise en charge de leur cancer.
Cette étude indique toutefois que la fréquence des naissances prématurées est significativement plus élevée chez ces enfants. Le phénomène serait largement lié au fait que les accouchements de ces femmes sont souvent déclenchés « le plus tôt possible ». Or la prématurité est quant à elle associée à différents problèmes de santé pour l’enfant. Les auteurs de cette étude recommandent donc que les grossesses des femmes devant suivre une chimiothérapie ne soient pas inutilement écourtées.
Résultats présentés lors du congrès de l’European Cancer Organisation, le 26 septembre 2011 à Stockholm
Dernière mise à jour : 07-10-2011