Des médecins britanniques viennent de rendre publics les résultats d’un essai clinique visant à évaluer une nouvelle technique de radiothérapie dans la prise en charge des cancers de la tête et du cou. Cet essai a montré que, comparée à la technique classique, la « radiothérapie par modulation d’intensité » (IMRT) diminue de près de 50% le risque d’endommager les glandes salivaires des patients.
L’atteinte des glandes salivaires souvent induite par la radiothérapie de la tête et du cou conduit à un effet secondaire particulièrement handicapant : la sécheresse de la bouche. Sans salive, les patients ont du mal à parler et à s’alimenter. Le goût des aliments est altéré. Diverses pathologies buccales, en particulier des mycoses, sont favorisées.
Près de 100 de patients ont participé à l’essai clinique britannique. La moitié a reçu une radiothérapie classique, l’autre moitié a été traitée par IMRT, une technique de radiothérapie récente qui permet de mieux cibler les tumeurs. Cette étude a montré que si 74% des patients du premier groupe souffraient de sensation de bouche sèche un an après le traitement, seul 39% de ceux du groupe « IMRT » ressentait cet effet secondaire.
Résultats présentés lors de la conférence annuelle du National Cancer Research Institut britannique
Crédit photo : Phanie
Dernière mise à jour : 12-10-2009