Une étude américaine montre que, quelle que soit l’origine d’un cancer de la tête ou du cou, il sera plus difficile à traiter chez les fumeurs et les anciens fumeurs.
Cette étude se fonde sur l’analyse de 124 cas de cancers de l’oropharynx (amygdale ou base de la langue). Chez 102 de ces patients, la tumeur était associée à la présence d’un papillomavirus. Des données récentes indiquent en effet que de nombreux cancers ORL sont associés à une infection par un papillomavirus. Le virus favoriserait le développement de ce type de cancer.
Parmi ces 102 patients, les deux tiers étaient des fumeurs ou des anciens fumeurs. Près de 35 % des fumeurs et de 19 % des anciens fumeurs ont rechuté à l’issue du traitement de leur maladie, alors qu’une récidive n’a été observée que chez 6 % de ceux qui n’avaient jamais fumé.
Par ailleurs, les 22 patients chez lesquels aucune trace du virus n’a pu être mise en évidence étaient tous fumeurs. La moitié d’entre eux ont rechuté à l’issue du traitement.
Le tabagisme semble donc être un facteur de mauvais pronostic dans les cancers ORL, qu’il soit présent ou passé.
« Clinical Cancer Research » du 15 février 2010
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Dernière mise à jour : 26-02-2010