L’idée selon laquelle le cancer est une maladie des pays riches est devenue fausse : si le nombre de malades croît partout dans le monde, il progresse en effet davantage dans les pays les plus pauvres. Par ailleurs, alors que la mortalité associée au cancer a amorcé un recul dans les pays du nord, elle augmente dans ceux du sud.
Selon le Dr Peter Boyle (directeur du CIRC en 2008), « c’est sur les pays à ressources faibles et moyennes que l’impact du fardeau mondial du cancer se fera sentir le plus fortement [au cours des prochaines décennies]. Nombre de ces pays ont un budget de santé très limité et doivent déjà faire face au problème des maladies infectieuses. Les modalités de traitement du cancer sont hors d’atteinte pour des pans entiers de leur population et les thérapies les plus efficaces sont, de toutes les façons, économiquement inaccessibles ».
Dans ces pays plus qu’ailleurs, la prévention des comportements augmentant le risque de cancer (tabagisme, alimentation trop riche, sédentarité…) et des infections chroniques associées à la maladie (hépatite C et B, VIH, papillomavirus, Helicobacter pylori…) doit devenir une priorité.
Le cancer dans le monde en 2008 : 25 millions de personnes vivants avec la maladie / 12 millions de nouveaux cas diagnostiqués / 7 millions de décès. En 2030, compte tenu de la croissance et du vieillissement de la population, on estime qu'il y aura plus de 26 millions de nouveaux cas diagnostiqués par an.
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Dernière mise à jour : 23-01-2009