Des chercheurs américains ont voulu comprendre comment l’état psychologique peut influer sur le développement du cancer. Ils ont étudié le lien entre le stress chronique et la longueur des télomères, les extrémités des chromosomes qui raccourcissent avec l’âge et dont l’altération contribue au processus de cancérisation. L’analyse a été réalisée sur les cellules sanguines de 31 femmes atteintes d’un cancer du col de l’utérus. Réparties en deux groupes, les unes ont bénéficié de séances de soutien psychologique, les autres ont suivi une prise en charge standard
Le soutien psychologique a permis de dresser des profils de qualité de vie et psychosocial, de gérer le stress et les émotions, d’améliorer la santé et le bien-être, d’aborder les inquiétudes relationnelles et sexuelles des patientes.
Les chercheurs ont effectué de nouveaux prélèvements au bout de quatre mois, pour analyser les chromosomes des patientes. Ils ont constaté qu’une amélioration de la qualité de vie et une réduction de la réponse au stress étaient associées à des modifications de la longueur des télomères.
Si ces travaux n'en sont qu'à un stade préliminaire, ils appuient l’idée que l'amélioration de la qualité de vie des patients atteints d’un cancer permet d'influencer favorablement l'évolution de leur maladie et soulignent l’importance de proposer un suivi psychologique.
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