Parce qu’ils ne répondent à aucun des médicaments de thérapie ciblée actuellement disponibles, les cancers du sein dits « triple-négatifs » ont un très mauvais pronostic. Toutefois, les travaux de chercheurs de Philadelphie offrent un nouvel espoir : ils ont permis l’identification d’un biomarqueur qui serait surexprimé par les cellules tumorales de 25 % des patientes souffrant de cette forme agressive de cancer du sein.
Les cancers mammaires triple-négatifs sont ainsi nommés car les cellules qui les composent ne surexpriment ni le récepteur aux œstrogènes, ni le récepteur à la progestérone, ni le biomarqueur HER2. Or ces trois protéines sont les cibles des traitements antitumoraux les plus efficaces actuellement disponibles.
C’est la raison pour laquelle de nombreuses équipes de scientifiques recherchent d’autres biomarqueurs surexprimés par ces cellules cancéreuses et qui pourraient constituer de nouvelles cibles thérapeutiques.
L’équipe de Philadelphie a précisément découvert un de ces biomarqueurs : le récepteur IGF-1R. Les chercheurs ont analysé des échantillons de tumeurs prélevés chez une centaine de patientes atteintes d’un cancer du sein triple-négatif. Le récepteur IGF-1R était surexprimé dans un cas sur quatre.
Reste maintenant à développer un médicament ciblant ce récepteur et permettant d’inhiber la croissance des cellules tumorales.
Résultats présentés lors de la 4ème conférence de l’American Association for Cancer Research sur les diagnostics moléculaires des cancers et le développement thérapeutique
Pour en savoir plus le traitement des cancers du sein
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Dernière mise à jour : 01-10-2010