Les médecins parlent de « lymphœdème », mais le problème est plus connu sous le nom du « syndrome du gros bras » : à la suite d’une chirurgie visant à retirer une tumeur mammaire et les ganglions voisins, certaines patientes vont voir un de leur bras gonfler de manière impressionnante et douloureuse. Le phénomène est lié aux retraits des ganglions, qui perturbe la circulation lymphatique et conduit à l’accumulation de lymphe dans la main et le bras situés du même côté que le sein opéré.
Il a longtemps été admis que la sollicitation de ce bras augmentait le risque de lymphœdème. En conséquence, on recommandait aux patientes d’éviter les activités sportives et les activités de la vie courante mettant en jeu leurs bras.
Les résultats d’une étude américaine viennent aujourd’hui moduler cette recommandation : les exercices physiques ne sont pas à proscrire. Ils doivent juste être doux et progressifs.
Cette étude a comparé la fréquence des lymphœdèmes dans deux groupes de femmes opérées : un groupe de femmes suivant un programme de musculation très progressif, à raison de deux séances par semaines pendant un an, et un groupe témoin. Le syndrome du gros bras a été observé plus fréquemment dans ce second groupe que dans celui des femmes pratiquant une activité sportive adaptée (chez 17 % des témoins, vs 11 % des femmes inscrites au programme de musculation).
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Dernière mise à jour : 20-12-2010