Les prothèses mammaires ont longtemps eu mauvaise presse : on les accusait d’augmenter le risque de cancer du sein. Selon les conclusions d’une très sérieuse étude conduite par l’Institut national du cancer américain (NCI), il n’en est rien. De plus, contrairement à certaines rumeurs, ces prothèses ne risquent pas de masquer un cancer détectable par mammographie : elles sont en effet compatibles avec la réalisation de cet indispensable examen de dépistage.
L’absence d’un sur-risque de cancer associé à la pose d’implants mammaires a été démontrée par les experts du NCI, au travers du suivi de 13 500 femmes portant des prothèses mammaires depuis une date antérieure à 1990. Cette étude a montré que la fréquence des cancers du sein n’est pas plus élevée chez les femmes qui portent des implants que chez les femmes qui n’en portent pas, quelle que soit la nature de la prothèse posée (prothèse remplie de gel ou de sérum).
Concernant le dépistage, les prothèses mammaires n’empêchent pas la mammographie, sauf si elles sont particulièrement volumineuses. Au cours de l’examen, le radiologue positionne le sein sur une tablette et l’étale au maximum en l’aplatissant avec une seconde tablette. « La bonne nouvelle, c’est que les implants mammaires n’augmentent pas le risque de cancer du sein. Mais ils ne le réduisent pas non plus puisque les femmes qui portent des implants ont toujours leur tissu mammaire naturel » a récemment rappelé le Dr Thérèse Bever du centre de cancérologie de l’université du Texas. Certaines patientes qui portent des prothèses redoutent que cette procédure conduise à une rupture de leurs implants : cela est effectivement déjà arrivé, mais l’incident est rare. Trop rare pour prendre le risque de ne pas faire de mammographie.
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Dernière mise à jour : 05-11-2009