Les femmes atteintes de tumeurs du sein avec des récepteurs aux œstrogènes en forte quantité, prennent, en complément de la chirurgie, du tamoxifène pour prévenir une rechute et éviter la formation de métastases. Certaines, cependant, développent une résistance à ce médicament qui inhibe les récepteurs aux œstrogènes.
Pour expliquer cette résistance, des chercheurs américains ont comparé deux groupes de tumeurs prélevées chez des patientes traitées au tamoxifène : des tumeurs primaires de patientes sans rechute et des tumeurs métastatiques de patientes présentant une récidive. Ils ont ainsi montré que les protéines Rho GDI-alpha étaient peu exprimées dans les cellules tumorales métastasiques de femmes résistantes à l’anti-œstrogène.
L'association entre faible taux de Rho GDI-alpha et résistance au tamoxifène a été observée dans cette étude préclinique. En effet, des cellules de cancer du sein qui n'exprimaient plus Rho GDI-alpha devenaient résistantes au tamoxifène. Ces cellules induisaient davantage de métastases que des cellules tumorales qui exprimaient la protéine.
Les scientifiques ont aussi observé chez 250 patientes traitées au tamoxifène que des niveaux élevés de MTA2, une autre protéine impliquée dans la formation des métastases, et des niveaux faibles de Rho GDI-alpha étaient associés dans des métastases résistantes au tamoxifène. D’après ces résultats, encore préliminaires, ces deux protéines pourraient donc être facteurs prédictifs d’une rechute.
« Journal of National Cancer Institute »
Pour en savoir plus sur le cancer du sein
Crédit photo : Istock Photo