Des chercheurs de l’Institut Curie ont identifié une protéine impliquée dans l’organisation de l’ADN et dont une des formes constituerait un marqueur prédictif de l’évolution du cancer du sein.
Cette étude confirme l'importance des facteurs épigénétiques dans les mécanismes de la cancérogenèse. À partir de la même information génétique présente dans toutes les cellules, les facteurs épigénétiques donnent aux cellules des spécificités propres à leur activité. Ils allument et éteignent les gènes suivant leur fonction. La dérégulation de ces facteurs participe à la transformation des cellules saines en cellules tumorales.
La protéine Asf1, un de ces facteurs épigénétiques, existe sous deux formes dans les cellules humaines, Asf1a et Asf1b. Contrairement à Asf1a, l'expression d'Asf1b est directement liée à la prolifération des cellules, un processus hautement dérégulé dans les tumeurs.
Armelle Corpet et les chercheurs CNRS de l’Institut Curie ont étudié les niveaux d'expression d'Asf1b dans des tissus tumoraux de 86 patientes atteintes de cancer du sein pour lesquelles on connaît l’évolution de leur tumeur. Ils ont montré que plus Asf1b est présente en grandes quantités, plus les tumeurs sont agressives et plus le risque d'apparition de métastases est grand.
L’ARC a participé au financement de la thèse d’Armelle Corpet, l’auteur principal de l’étude, ayant reçu le 2ème prix Kerner pour son article de vulgarisation sur le rôle des protéines Asf1a et Asf1b humaines dans le maintien de l'organisation du génome.
« The EMBO Journal »
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Dernière mise à jour : 30-03-2011