Un nouvel essai clinique vient aujourd’hui renforcer l’espoir de voir prochainement émerger une solution thérapeutique efficace pour les patientes souffrant d’un cancer du sein héréditaire et extrêmement agressif associé à la présence d’une mutation des gènes BRCA1 ou BRCA2.
Cet espoir se fonde sur l’utilisation de médicaments qui bloquent le fonctionnement d’une protéine nommée PARP. Dans les cellules cancéreuses porteuses d’une mutation des gènes BRCA1 ou BRCA2, l’inactivation de la PARP est théoriquement fatale : elle entraîne la mort de la cellule et donc la destruction de la tumeur.
Plusieurs inhibiteurs de la PARP ont été développés et font l’objet de recherche clinique. L’un d’entre eux, l’olaparib, vient d’être testé chez une cinquantaine de patientes. Deux doses de médicaments ont été essayées. Les meilleurs résultats ont été obtenus chez les 27 patientes qui ont reçu la dose la plus élevée : le traitement a bénéficié à 23 d’entre elles, avec une réponse complète chez une patiente (régression complète de la tumeur), une réponse partielle chez dix patientes (réduction importante de la taille de la tumeur) et une stabilisation de la maladie chez douze autres.
« C'est vraiment un taux de réponse énorme pour une population de patientes qui ont en moyenne reçu trois thérapies au préalable » ont expliqué les auteurs de l’essai. Toutefois, des essais cliniques complémentaires sont encore nécessaires avant que l’olaparib ou d'autres inhibiteurs de PARP puissent être utilisés en pratique courante.
« The Lancet » du 6 juillet 2010
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Dernière mise à jour : 30-07-2010