Actuellement, pratiquement toutes les femmes traitées pour un cancer du sein reçoivent une chimiothérapie dite « adjuvante ». Elle vise à prévenir le risque de rechute. Toutefois, les médecins savent que ce traitement est parfois superflu : avec ou sans chimiothérapie adjuvante, de nombreuses femmes ne rechuteront pas. Un problème de taille reste alors à résoudre : comment identifier, sans se tromper, les femmes qui peuvent se dispenser d’un traitement antirechute ?
Depuis quelques années, des sociétés de biotechnologie tentent de résoudre cette question en s’appuyant sur l’existence de biomarqueurs associés au risque de rechute. Plusieurs tests pronostiques se fondant sur l’analyse simultanée de plusieurs de ces biomarqueurs sont d’ailleurs désormais vendus en France. Cependant, ils ne sont pas encore pris en charge par l’assurance maladie.
Dans ce contexte, un groupe d’experts français indépendants a été constitué pour dresser un état des connaissances sur ces tests moléculaires pronostiques.
Leurs travaux ont permis de constater qu’un seul des tests aujourd’hui disponibles possède « un niveau de preuve valide ». Il s’agit du « uPA/PAI-1 », un test dont l’utilisation est très répandue en Allemagne et au Pays-Bas, mais qui reste très confidentielle en France. Quant au MammaPrint™, le test le plus « connu », il n’apparaît pas encore valide. « Nous ne voulons pas du tout mettre un frein au progrès, mais simplement dire que [ce test] n’est encore mûr » a commenté un des auteurs de l’étude, le Dr Seradour. « Ces tests doivent relever de la recherche et être réalisés dans le cadre d’essais cliniques » ont recommandé les experts.
Communication de la Société française de sénologie et de pathologie mammaire. Avec APM.
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Dernière mise à jour : 21-10-2009