L’exposition professionnelle à certaines substances chimiques avant l’âge de 36 ans pourrait significativement augmenter le risque de cancer du sein après la ménopause. Les substances entraînant les risques les plus importants seraient certaines fibres synthétiques et des dérivés du pétrole.
Cette conclusion se fonde sur une étude relative à plus de 1 110 femmes dont la moitié a développé un cancer du sein après la ménopause. Les chercheurs ont déterminé le niveau d’exposition de l’ensemble de ces femmes à plus de 300 substances potentiellement cancérigènes.
L’analyse des résultats ainsi produits montre qu’il existe un lien entre l’exposition professionnelle à certaines substances et le développement ultérieur d’un cancer du sein.
Par exemple, les femmes exposées à des fibres acryliques ont un risque de cancer du sein post-ménopause multiplié par 7, celles exposées aux fibres de nylon multiplié par 2.
Cette étude montre aussi que l’effet de l’exposition professionnelle est maximal lorsqu’elle a eu lieu avant l’âge de 36 ans. Le risque associé augmente pour chaque décennie d’exposition avant cet âge. Ce résultat est en accord avec la théorie selon laquelle les tissus mammaires sont plus sensibles aux produits toxiques quand leurs cellules sont encore actives (jusqu’à 40 ans environ).
« Occupational and Environnemental Medicine », édition en ligne avancée
Pour en savoir plus sur le cancer du sein
Crédit photo : iStockPhoto
Dernière mise à jour : 19-04-2010