Un nouveau gène dit « suppresseur de tumeur » vient d’être identifié par une équipe de chercheurs de l’Inserm. Ce gène, nommé TET2, est retrouvé sous une forme altérée dans différents cancers du sang. Les travaux d’Olivier Bernard et ses collaborateurs de l’Institut Gustave Roussy indiquent que ces altérations génétiques conduisent à la production d’une quantité importante de cellules souches sanguines immatures, susceptibles de conduire au développement de cancers du sang.
Les gènes suppresseurs de tumeur sont des gènes codant pour des protéines qui, de manière directe ou indirecte, s’opposent à la transformation d’une cellule saine en cellule cancéreuse. Lorsque ces gènes sont altérés, ils perdent leur fonction : le mécanisme de sécurité dont ils font partie ne marche plus et un cancer peut se développer.
De nombreux suppresseurs de tumeur ont déjà été mis en évidence. Le gène TET2 vient aujourd’hui s’ajouter à cette liste. La mise au point d’une méthode permettant de restaurer sa fonction en cas d’altération pourrait faciliter la prise en charge de nombreux cancers du sang.
Pour en savoir plus sur les cancers du sang
C. Quivoron et coll., « Cancer Cell » du 30 juin 2011
* Ces travaux ont été soutenus par l’ARC au travers d’une subvention d’un montant de 270 000 €. De plus, un des membres de l’équipe d’Olivier Bernard, Lucile Couronnée, bénéficie du programme « Postes d’accueil » de l’Inserm. Ce programme permet à de jeunes médecins d’intégrer une équipe de recherche afin d’y réaliser une thèse. Dans le cadre d’un partenariat avec l’Inserm, l’ARC participe au financement de ce poste d’accueil à hauteur de 98 000 €.
Dernière mise à jour : 26-07-2011