Dans 80 % des cas, les cancers du rein sont détectés par hasard, au cours d’un scanner ou d’une échographie de l’abdomen prescrit pour une tout autre raison. Ces cancers restent en effet très longtemps asymptomatiques et il n’existe aucun test permettant de les détecter précocement.
Mais cela pourrait prochainement évoluer grâce à des travaux conduits par une équipe américaine. Evan Kharasch et ses collaborateurs ont analysé l’urine de 42 patients atteints d’un cancer du rein et de 34 témoins, à la recherche de biomarqueurs spécifiques de la maladie cancéreuse. Les chercheurs ont notamment porté leur attention sur des protéines connues pour être exprimées de manières spécifiques par les cellules des tumeurs rénales.
Cette approche leur a montré que, en cas de cancer du rein, deux de ces protéines (AQP et ADFP) sont retrouvées en quantité importante dans les urines des patients. Lorsque la tumeur est retirée par chirurgie, la concentration urinaire de ces protéines diminue rapidement.
Ces données doivent évidemment être confirmées sur un plus grand nombre de patients. Par ailleurs, il reste à savoir si ces deux protéines permettent de détecter des tumeurs rénales de stade très précoce.
Toutefois, cette découverte est un pas important vers la mise au point du premier test de détection précoce des cancers du rein.
« Mayo Clinic Proceedings », mai 2010
Pour en savoir plus sur les cancers du rein
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Dernière mise à jour : 26-04-2010